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CET D’OUED FALLI (TIZI-OUZOU) : LE DEFI DE LA GESTION DES DECHETS

27/04 14h16

TIZI OUZOU- La problématique de la gestion des déchets se pose avec acuité à Tizi-Ouzou où des projets de dépollution surtout par la réalisation de centres d’enfouissement technique (CET) ou de décharges contrôlées n’arrivent pas à voir le jour à cause d’oppositions de citoyens, a-t-on constaté.

Les quelques structure réalisées, à l’instar des CET de Oued Falli, Ouacifs et de Draâ El Mizan, et des décharges contrôlées de Beni Doula et Beni Zmenzer ne prennent en charge que 45% des déchets produits par la wilaya dont la moyenne est de 900 tonnes/jour avec un ratio de 0,8 kilogramme par habitant/jour, selon des statistiques de la direction de l’environnement.

Le CET d’Oued Falli, dans la commune de Tizi-Ouzou, est parmi les trois structures opérationnelles sur les sept inscrites à la réalisation dans les communes de Oaucifs, Draâ El Mizan, Boghni, Illoula Oumalou, Aghribs, Mizrana et de Tizi-Ouzou.

Ce centre dont la création remonte à 2008, était destiné à prendre en charge les déchets des communes de Tizi-Ouzou, Tirmitine et Draâ Ben Khedda, a signalé Belkacem Bellil, directeur de l’établissement public de wilaya de gestion des centres d’enfouissement technique (EPWG-CET).

A sa mise en service en mai 2009, le CET de Oued Falli dont le casier est d’une capacité de stockage de 360 000 m² de déchets, prenait en charge les déchets ménagers et assimilés des deux communes de Tizi-Ouzou et Tirmitine avant de s’élargir à Draâ Ben Khedda en 2010.

Suite au retard dans la concrétisation des autres CET et décharges contrôlées, le centre a rattaché 12 autres communes, à savoir Souk El Tenine, Sidi Naâmane, Ouaguenoun, Makouda, Timizart, Tizi Rached, Maâthkas, Azazga, Ouadhias, Agouni Gueghrane, Bouzeguène et Aït Bouadou, a expliqué M.Bellil.

Depuis début 2016, "le CET a greffé exceptionnellement les déchets des écoles d’Aghribs suite à la fermeture de la décharge sauvage de la localité et le blocage du projet de réalisation du CET de Bouhlalou", apprend-on de même source.

Ce sont donc 16 communes qui déversent leurs ordures au niveau du CET de Oued Falli, générant une quantité de 263,27 tonnes de déchets par jour, contre une moyenne de stockage initiale de 226 tonnes/jour, a signalé M. Bellil.

LE PREMIER CASIER DU CET REMPLI A HAUTEUR DE 110%

Cette situation s’est répercutée directement sur le taux de remplissage du premier casier qui est, désormais, à 110% de ses capacités avec une quantité de 396 260,39 tonnes de déchets enfouis depuis 2009 à la fin 2015, a relevé le premier responsable de l’EPWG-CET.

Grâce aux travaux d’extension et de surélévation en digues effectués sur la partie haute du casier, sa durée de vie de huit (8) ans sans le tri a été maintenue et des déchets continuent à y être enfouis, a-t-il constaté, annonçant qu’un deuxième casier de 440 000 m² a été aménagé au niveau du même site en prévision de la fermeture du premier.

M. Bellil a assuré au passage que la durée de vie globale du CET estimée à 25 ans avec la mise en service du centre de tri n’est pas revue à la baisse grâce aux "extensions opérées mais aussi à la nature des déchets stockés qui sont organiques à hauteur de 50%, donc facilement dégradables".

Abordant des quantités de déchets admises au niveau du CET, le directeur de l’établissement public de wilaya de gestion des CET a fait savoir que la commune de Tizi-Ouzou arrive en tête avec 52% des déchets acheminés vers le centre, suivie de Draâ ben Khedda avec 8,1%, Tirmitine avec 3,09% et 33,15% pour le reste des localités couvertes. Les 50 opérateurs économiques qui ont signé des conventions avec le CET occupent un taux de 3,8% des déchets admis.

En 2015, la quantité totale des déchets acheminés vers ce CET était de 96 094,67 tonnes, a-t-il fait savoir. Evoquant le contrôle de la nature des déchets admis, Belkacem Bellil a rassuré que tous les camions chargés qui accèdent au CET sont pesés dès leur entrée et sont reliés directement à un logiciel qui indique la nature du déchet transporté. "Lorsqu’il s’agit de déchets encombrants, comme le béton, les métaux ou autres produits en dur, l’accès y est interdit", a-t-il observé.

"Soucieux de la préservation de la santé publique du citoyen et pour éviter les mauvaises odeurs qui se dégagent du casier, les déchets acheminés sont compactés et enfouis le jour de leur arrivée", a poursuivi le responsable.

LE TRI MANUEL CONCERNE 10% DES DECHETS

Au volet du tri des déchets qui arrivent dans l’aire d’enfouissement, il a affirmé que le peu de tri effectué se fait manuellement par des travailleurs d’une entreprise spécialisée dans le recyclage du plastique.

"Seulement 10% des ordures est sujette au tri tandis que tout le reste est épandu, compacté puis enfouis et recouvert d’une couche de terre à l’intérieur du casier", a-t-il signalé.

Il a rappelé à ce propos que la mise en exploitation du centre du tri relevant du CET de Oued Falli, installé en 2013, est retardée par la réalisation du sol en résine d’hypoxie et la déviation de la ligne électrique de moyenne tension qui survole le hangar, travaux qui ne sont toujours pas lancés.

A ce sujet, la direction de l’environnement a fait savoir que la direction de l’administration locale (DAL) a lancé les consultations pour la réalisation du sol, tandis que Sonelgaz s’est engagée à déplacer la ligne électrique dans les "prochains jours".

Un avis d’appel d’offre a, par ailleurs, été lancé dans le cadre de l’acquisition des équipements supplémentaires nécessaires au fonctionnement du centre de tri, ajoute-on de même source.

Concernant la gestion des lixiviats (liquides résiduels), le centre d’enfouissement technique est doté actuellement de trois bassins de traitement, en attendant l’installation de la station de traitement d’une capacité de 80m².

Le projet rentre dans le cadre d’une opération groupée du ministère des ressources en eau et de celui de l’environnement portant étude, pose et mise en service de stations de lixiviat qui concernent les wilayas de Tizi Ouzou, Blida, Tlemcen et de Mostaganem pour un montant de 655,2 millions de dinars.

L’installation de cette station est confiée à une entreprise portugaise SOTECNISOL-EDEC pour un délai de réalisation de huit (8) mois.

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