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TIZI OUZOU : LE PATRIMOINE CULTUREL PEUT SERVIR LE CINEMA AMAZIGH

18/12 15h33

TIZI OUZOU - Le patrimoine culturel local peut être exploité dans la promotion du cinéma d’expression amazighe, a estimé dimanche le réalisateur Ali Mouzaoui à l’occasion d’une conférence animée dans le cadre du festival culturel national du film amazigh.

Selon lui, les contes et les légendes racontés en Kabylie et dans les les pays du Maghreb méritent d’être explorés dans des productions cinématographiques en s’inspirant de la multitude de thèmes qui sont abordés par ce patrimoine immatériel.

L’image permettra de ce fait d’immortaliser cette richesse culturelle tout en constituant des éléments identifiants à travers lesquels les particularités et les spécificités de la région seront retransmises au-delà des frontières, a-t-il soutenu.

Pour Mr. Mouzaoui , l’image et le cinéma sont des moyens forts qui peuvent assurer la survie d’une culture dans le monde, d’où la nécessite de la développer et de s’investir efficacement pour son épanouissement.

En Algérie, a-t-il déclaré, le cinéma amazigh n’existe pas encore en tant que tel. Il existe plutôt des films amazighs qui ont été réalisés en réponse à un besoin culturel et identitaire.

Arriver à une véritable production cinématographique "ne doit pas se reposer automatiquement sur la langue et l’application de ses règles car le cinéma n’est pas le meilleur cadre pour sa promotion, mais un cadre adéquat pour sa retransmission en tant qu’une entité globale renfermant des traditions, une histoire et une culture millénaire", a-t-il soutenu.

Il a préconisé dans ce cadre la création d’écoles de formation en arts cinématographique, dans le but d’assurer la relève et aboutir à une production de qualité capable de conquérir avec le cinéma au niveau international.

Le conférencier a relevé, par ailleurs, un manque d’accompagnement des jeunes créateurs dans le domaine du 7ème art en moyens matériel.

"De nos jours, nous n’avons pas les moyens de produire un film avec nos propres moyens puisque les quelques laboratoires qui existaient après l’indépendance ont complètement disparu et nous sommes contraints de nous rendre à l’étranger pour finaliser nos projets", a-t-il affirmé.

L’implication de tous les acteurs et la mise en place d’une véritable stratégie est ainsi nécessaire pour assurer l’essor du cinéma algérien, a-t-il conclu.

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