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"LA MONTAGNE DE BAYA" : MAILLAGE ENTRE LA MEMOIRE COLLECTIVE ET LE MYTHE

21/12 14h55

TIZI OUZOU- La montagne de Baya du réalisateur Azeddine Meddour est le résultat d’une inspiration du mythe et une fictionnalisation de la mémoire du groupe, a déclaré mercredi à Tizi Ouzou l’anthropologue et poétesse Farida Aït Oufroukh.

Ayant établi une étude analytique de l’oeuvre de Azeddine Meddour décédé en mai 2000, la conférencière qui intervenait à l’occasion de la 15ème édition du festival culturel national du film amazigh, a expliqué que le réalisateur avait de grands penchants pour les traditions, les légendes et les mythes qu’on racontait en Kabylie.

A partir du rite et de la légende d’Anzar, le roi légendaire de la pluie, et la réalité historique des populations kabyles qui ont été dépossédées de leurs terres par le colonisateur français, le cinéaste avait créé le scénario et a monté l’histoire d’Adrar N Baya.

"A travers Baya qui était l’héroïne du film, Meddour avait parlé de la terre qui est la source de vie des villageois qui ont été contraints de quitter leurs villages pour aller se réfugier dans les montagnes", a-t-elle affirmé.

Selon elle, la légende d’Anzar qui a été reproduite dans cette oeuvre avec beaucoup de perfection et d’attention, évoque une relation de "complémentarité et de réciprocité entre le ciel et la terre et l’homme et la femme qui sont les fondements de l’existence", a-t-elle souligné.

Farida Aït Ouferoukh a accompagné sa conférence de projection de quelques séquences du film, notamment le rite d’Anzar et le conte que Nna Aldja racontait au milieu d’une grotte à des enfants en bas âge.

La montagne de Baya a évoqué aussi des impulsions amoureuses refoulées par les principaux acteurs du film (Baya et Djendel) par le poids des traditions et la rigueur sociale qui rejettait toute liaison illicite entre l’homme et la femme, a-t-elle dit.

En somme, ce film que Azeddine Meddour avait réalisé avec beaucoup de difficulté et dont le tournage a été entravé de plusieurs incidents constitue une impressionnante oeuvre cinématographique qui a fait le bonheur du cinéma amazigh, aux côtés de Tawrirt Itwattun, Mimezrane et Machahu, a-t-elle soutenu.

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